Alors que la polémique a très vite enflé après l’abandon de son adversaire italienne, le Comité international olympique a mis les choses au point concernant la boxeuse algérienne Imane Khelif.L’instance rappelle que l’athlète « respecte toutes les règles d’éligibilités » et « toutes les règles médicales ».
Une affaire qui déchaîne les passions et qui touche de plein fouet l’athlète, intensément cyberharcelée. Après le forfait de son adversaire italienne Angela Carini, la boxeuse algérienne Imane Khelif (-66kg) s’est retrouvée bien malgré elle au cœur d’une polémique.
La Première ministre italienne Georgia Meloni a notamment dénoncé « un combat qui n’était pas sur un pied d’égalité », ajoutant ne pas être « d’accord avec le Comité international olympique (CIO) ». « Je pense que les athlètes qui ont des caractéristiques génétiques masculines ne devraient pas être admis aux compétitions féminines », a-t-elle martelé, en référence aux taux élevés de testostérone de la pugiliste algérienne qui l’avaient privée de la finale des championnats du monde de boxe amateurs en mars 2023, à New Delhi. Dans le sillage de la dirigeante d’extrême droite, des milliers d’internautes se sont insurgés sur les réseaux sociaux de la présence de l’athlète dans ces JO.
La réponse ferme du CIO
Dans ce contexte, le Comité international olympique (CIO) a rapidement mis les choses au point. « Tous les athlètes participant au tournoi de boxe des Jeux Olympiques Paris 2024 respectent les règles d’admissibilité et d’inscription à la compétition, ainsi que toutes les règles médicales applicables établies par l’Unité de boxe de Paris 2024 », assure-t-il dans un communiqué, rappelant que « le sexe et l’âge des athlètes sont déterminés sur la base de leur passeport ». Cette réglementation « s’applique également pendant la période de qualification », souligne-t-il.

