JSK : Karim Belhocine impose sa loi, Gaya Merbah découvre déjà la rigueur du nouveau patron

À la JS Kabylie, le changement de méthode est déjà perceptible. Arrivé cet été pour redonner au club kabyle une nouvelle dynamique, Karim Belhocine n’a manifestement pas l’intention de transiger avec les principes qui ont accompagné sa carrière : travail, discipline, rigueur et respect de la hiérarchie.

La direction de la JSK avait d’ailleurs clairement annoncé la couleur au moment de sa nomination. Le technicien algérien de 48 ans a été présenté comme un entraîneur reconnu pour son exigence, sa forte personnalité et sa discipline dans le travail.

Et quelques semaines seulement après sa prise de fonction, sa méthode commence déjà à se faire sentir.

Avec Belhocine, le statut ne suffit pas

Le cas de Gaya Merbah est devenu le premier véritable test de l’autorité du nouvel entraîneur. Alors que le président Adel Boudedja aurait donné son accord pour permettre au gardien de réintégrer le groupe après une réunion avec son agent, Belhocine aurait décidé de maintenir le joueur à l’écart.

Selon Compétition, Merbah n’a toujours pas été autorisé à reprendre avec ses coéquipiers et s’est vu remettre un programme d’entraînement spécifique au stade du 1er-Novembre.

Une situation également rapportée par La Gazette du Fennec, qui évoque une méthode particulièrement ferme de la part du technicien. Le gardien aurait notamment été convoqué samedi pour une séance individuelle alors que ses partenaires disputaient un match amical.

Pour Belhocine, le message semble limpide : aucun joueur ne peut se placer au-dessus du collectif, quelle que soit son ancienneté, son statut ou son influence dans le vestiaire.

Une méthode qui ne date pas d’hier

Ce comportement n’a rien d’une découverte. En Belgique déjà, Belhocine était décrit comme un entraîneur très exigeant sur l’investissement de ses joueurs. Lors de son passage à Charleroi, la presse belge soulignait notamment que l’effort n’était pas négociable pour lui.

Lui-même expliquait que son travail consistait à pousser ses joueurs à devenir meilleurs chaque jour et mettait en avant deux notions essentielles : le travail et la relation humaine.

Chez les jeunes d’Anderlecht, son discours était également très clair : personne ne devait obtenir une place simplement en raison de son statut. Il fallait travailler et démontrer quotidiennement sa valeur pour mériter sa place.

C’est donc cette philosophie que les joueurs de la JSK vont découvrir progressivement.

Merbah, premier avertissement ?

Le dossier Gaya Merbah pourrait ainsi constituer le premier symbole de la nouvelle ère Belhocine. Après plusieurs épisodes ayant marqué la fin de la saison dernière, le gardien voulait initialement quitter la JSK. Compétition rapportait déjà en mai sa volonté de changer d’air malgré les tentatives de la direction pour le convaincre de rester.

Aujourd’hui, son maintien au club et son éloignement du groupe placent le joueur face à une réalité nouvelle : avec Karim Belhocine, les rapports de force ne semblent pas déterminer les règles.

Il serait toutefois excessif d’affirmer, sans déclaration directe du technicien, que Merbah a voulu exercer un quelconque « chantage ». Ce que montrent les éléments disponibles, c’est plutôt un bras de fer entre la volonté du joueur, la direction et l’entraîneur, Belhocine refusant pour l’instant de revenir sur sa position.

Et c’est probablement là que se situe le véritable message envoyé au vestiaire.

À la JSK, le collectif avant les individualités

Karim Belhocine sait que la réussite de son projet à la JSK passera d’abord par la restauration d’une véritable discipline collective. Après une saison terminée à la cinquième place, le club a entrepris une profonde restructuration et attend de son nouvel entraîneur qu’il remette l’équipe sur les rails.

Le coach semble donc vouloir établir dès les premières semaines une règle simple : les performances, le comportement et le travail quotidien détermineront la place de chacun.

À Tizi-Ouzou, les joueurs vont rapidement comprendre qu’avec Belhocine, le maillot de la JSK ne constitue pas un passe-droit.

Gaya Merbah est peut-être le premier à en faire l’expérience. Mais il ne sera certainement pas le dernier à découvrir le tempérament du nouveau patron des Canaris.

La saison ne fait que commencer, mais une chose est déjà claire : Karim Belhocine veut reprendre le contrôle du vestiaire avant de chercher à prendre le contrôle des matchs.

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