Lors de la conférence de presse tenue hier par Vladimir Petkovic, le sélectionneur national de l’Algérie, un sujet brûlant a curieusement été évité par l’ensemble des journalistes présents : le cas de Rayan Cherki. Pendant plusieurs mois, une grande partie de la presse algérienne n’avait pourtant cessé d’évoquer l’éventualité de voir le jeune milieu offensif de l’Olympique Lyonnais opter pour les Fennecs. Articles, chroniques, rumeurs d’approche de la Fédération, déclarations d’anciens joueurs… tout semblait converger vers une attente grandissante autour d’un possible changement de nationalité sportive.
Mais voilà que l’international tricolore a été officiellement convoqué par Didier Deschamps avec les bleus, signant ainsi un tournant quasi définitif dans son avenir international. Une nouvelle qui aurait dû, en toute logique, susciter des questions, au moins pour éclaircir les contours du dossier, ou comprendre si la FAF avait tenté quelque chose, et comment le sélectionneur évalue ce choix.
Mais silence radio. Aucun journaliste n’a abordé le sujet. Vladimir Petkovic, qui n’a jamais réellement commenté publiquement la situation de Cherki depuis sa prise de fonction, n’a pas eu à le faire. Une omission qui interroge. Est-ce une volonté délibérée des médias d’éviter un sujet devenu sensible ? Une forme de gêne face à une réalité que certains refusaient d’envisager ?
Dans un contexte où l’équipe d’Algérie cherche à se reconstruire une identité forte et une vision à long terme, le cas Cherki, longtemps présenté comme un symbole d’un retour au pays possible, soulève une fois encore la question de la gestion de la communication des médias. Entre prudence éditoriale, désillusion, et peut-être fatigue autour des feuilletons à répétition des binationaux, la conférence de presse de Petkovic aura au moins eu un grand absent… sans même qu’il ne soit nommé.

