
Le cumul de fonctions au niveau des structures du secteur des sports fait apparemment ravage au point de faire réagir des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN).
A la façon dont de très nombreuses structures sportives se sont arrangées pour permettre un cumul des fonctions, que ce soient au niveau des ligues ou des fédérations, des représentants du peuple au palais Zighoud-Youcef s’apprêtent, en référence à l’article 08 du décret exécutif n° 15-340, de saisir le ministère des Sports au sujet de quelques dirigeants sportifs bénévoles élus ayant volontairement enfreint leurs engagements joints dans leur dossier de candidature pour les organes exécutifs des structures associatives, conformément à l’article 06 dudit décret correspondant au 28 décembre 2015, relatif au non-cumul.
En effet, selon l’article 3 du décret exécutif n° 15-340, les membres élus dans les fédérations, ligues ou clubs sportifs, ne doivent en aucun cas cumuler leurs attributions statutaires au sein des structures d’organisation et d’animation sportives citées dans l’article 71 de la loi 13-05 correspondant au 23 juillet 2013 relative à l’animation et au développement des activités physiques et sportives.
Bien que l’article 07 du décret exécutif N° 15-340, correspondant au 28 décembre 2015, relatif au non-cumul, stipule des sanctions dans les 30 jours qui suivent la date de leur élection, allant jusqu’à la radiation des cumulards par l’administration chargée des sports, pour n’avoir pas respecté les textes législatifs et encore moins leurs engagements, tel que prévu par l’article 06 du décret exécutif cité ci-dessus, il n’empêche qu’à l’heure actuelle, aucune mesure n’a encore été prise contre les mis en cause qui continuent à défier audacieusement les lois de la république au niveau des clubs, ligues et fédération sportives.
À ce propos, des députés songent à interroger le ministre des Sports suite à l’indifférence de l’administration chargée des sports face aux infractions constatées au niveau de plusieurs structures d’animation et d’organisation sportives.
‘’L’inertie des DJS, censées pourtant veiller au respect des lois, incite bel et bien l’instauration de l’anarchie dans le mouvement sportif’’, expliquent des acteurs du mouvement sportif. Et de poursuive : ‘’Convertir nos structures associatives en un support de violation des lois ne correspond nullement à la volonté des pouvoirs publics et encore moins aux règles fondamentales de notre État de droit’’, a dénoncé la même source.
Le comble : le premier à avoir outrepasser la réglementation, c’est le Ministre des sports en personne puisqu’en sa qualité de président de la Fédération algérienne de football, il a non seulement permis à cinq membres du bureau fédéral de cumuler des fonctions lors de la période 2023-2025, mais de poursuivre cette posture au sein de l’actuel bureau fédéral fraîchement élu (Mohamed El-Amine Mesloug et Ahmed Kharchi, respectivement présidents de la Ligue de football professionnel et de la Ligue nationale de football amateur).
‘’Nul n’est censé ignorer la loi, et le manquement aux obligations statutaires par la direction centrale du ministère de tutelle et/ou au niveau de quelques DJS, notamment à travers cette négligence, peut effectivement nous entrainer devant une éventuelle discorde quant à la confiance établie entre le mouvement associatif et les établissements relevant du ministère des Sports » ont indiqué quelques députés dépités, faut-il le reconnaître, par cette situation de non-droit et de transgressions des textes de Loi.
