Le football a ce pouvoir unique de faire battre les cœurs à l’unisson, mais il s’accompagne parfois d’un bruit de fond numérique dont la Kabylie se passerait bien. À l’approche du derby tant attendu entre l’Olympique d’Akbou et la JS Kabylie, les réseaux sociaux s’emballent, charriant leur lot de provocations stériles et de tentatives de division. Pour certains esprits malveillants, l’occasion est trop belle d’essayer de fissurer l’union sacrée d’une même région en ressuscitant de vieux démons géographiques. Disons-le haut et fort : il n’y a ni Haute ni Basse Kabylie. Il n’y a qu’une seule et unique Kabylie, et ce match n’est qu’une joute sportive. Rien de plus, rien de moins.
La prolifération des plateformes digitales a malheureusement offert une tribune à ceux qui préfèrent le conflit à la fraternité, manipulant parfois les consciences les plus fragiles. Face à ce poison virtuel, la réalité du terrain et de l’histoire doit reprendre ses droits. La JSK a déjà écrit ses lettres de noblesse en lettres d’or dans le football algérien et africain, devenant le porte-drapeau de toute une culture. De son côté, l’Olympique d’Akbou, avec une ascension fulgurante et exemplaire, est en train de rédiger ses propres pages de gloire. Deux trajectoires, une même fierté.
Sur la pelouse, les vingt-deux acteurs se donneront à fond, et c’est le propre du sport. L’engagement sera total, la rivalité s’exprimera le temps d’un match, mais dès le coup de sifflet final, l’esprit sportif et la fraternité devront prévaloir. Les directions des deux clubs, pleinement conscientes des enjeux et des risques de dérapages, ont un rôle crucial à jouer en matière de communication pour apaiser les tensions et propager des messages de paix.
En venant fouler la pelouse du stade des Martyrs d’Akbou, la JS Kabylie ne se déplace pas en terre hostile : elle est chez elle. Historiquement et culturellement, Akbou est son fief, sa maison. Les Canaris y seront accueillis avec tous les honneurs dus à leur rang et à l’histoire qui les lie à cette terre.
Que le meilleur gagne, car au fond, peu importe le résultat. Akbou nagh Tizi, le vainqueur sera toujours l’un des nôtres. Le football passera, la fraternité restera. Point à la ligne. Vive l’Algérie unie et indivisible.

