Paris, Parc des Princes (Yassine Bouali)
Le Paris Saint-Germain est enfin de retour là où il rêvait de briller depuis des années : en finale de la Ligue des Champions. Au terme d’un match tendu, intense, et parfois fébrile, les hommes de Luis Enrique ont confirmé leur victoire de l’aller à l’Emirates (1-0) en s’imposant de nouveau face à Arsenal (2-1), mardi soir, devant un Parc incandescent. Direction Munich, le 31 mai, pour une finale qui l’opposera à l’Inter Milan.
Paris sous pression, Paris en résistance
Le scénario avait pourtant tout du piège. Face à une équipe d’Arsenal revigorée par le retour de Thomas Partey, les Parisiens ont souffert dès les premières minutes. Le pressing haut des Gunners, leur impact physique et les longues touches de Partey ont mis le bloc parisien sous tension. Dès la 3e minute, Declan Rice s’offrait une tête dangereuse, suivie d’un arrêt magistral de Donnarumma sur une frappe d’Odegaard (8e). Le PSG pliait, mais ne rompait pas.

Luis Enrique, nerveux sur son banc, savait que cette tempête initiale devait être contenue pour laisser place au plan de jeu parisien. Et après un poteau signé Kvaratskhelia (17e), c’est Fabian Ruiz qui saisissait une mauvaise relance de Partey pour ouvrir le score d’une frappe lourde (1-0, 27e), offrant un matelas psychologique et comptable à son équipe.
Le contre comme arme, le Parc comme moteur
Dès lors, Paris pouvait faire ce qu’il aime : défendre bas et exploser en transitions rapides. Kvaratskhelia, Barcola et Doué se montraient tranchants mais imprécis dans le dernier geste. Malgré plusieurs occasions franches, notamment pour Doué (44e) ou Barcola (63e), le break tardait à venir.
La tension montait d’un cran lorsque Vitinha manquait un penalty obtenu à l’heure de jeu, bien arrêté par Raya (69e). Mais dans la foulée, l’action de la délivrance venait de la gauche : Kvaratskhelia débordait et servait Dembélé… ou plutôt Hakimi, qui surgissait pour enrouler une frappe imparable (2-0, 72e).
Saka rallume la flamme, Paris serre les dents
On croyait alors le PSG lancé vers une fin de match sereine. C’était sans compter sur l’inévitable rebondissement qui accompagne ses campagnes européennes. Une mésentente défensive permettait à Bukayo Saka de réduire l’écart (2-1, 76e), relançant les Gunners et leurs espoirs.
Le Parc retenait son souffle, Donnarumma multipliait les arrêts (80e, 86e, 90e+4), pendant que les offensives anglaises se faisaient de plus en plus désespérées. Paris se procurait même des occasions pour tuer le match (81e, 82e), mais rien n’était simple jusqu’au coup de sifflet final.
Objectif Munich
Lorsque l’arbitre mit fin aux débats, une clameur immense envahit le Parc des Princes. Le PSG venait de valider son billet pour la finale de la Ligue des Champions, sa deuxième après celle de 2020. Porté par un collectif en pleine maturité, des individualités enfin au service du groupe, et un Donnarumma en état de grâce, Paris ira défier l’Inter Milan le 31 mai à l’Allianz Arena.
Un rendez-vous avec l’histoire. Cette fois, peut-être, pour écrire la bonne.

