Battue sans résistance au Danemark dimanche soir, l’équipe de France a disputé son dernier match avant de s’envoler pour la Coupe du monde au Qatar.
Malgré la victoire face à l’Autriche jeudi, les Bleus restent sur sa pire série depuis 1958. Les chiffres, d’abord. Que nous disent-ils ? Que depuis 1958 l’équipe de France n’a jamais réalisé une telle série de lose avant de s’envoler pour une Coupe du monde. Avec une seule victoire en six rencontres (pour trois défaites et deux nuls), la dynamique actuelle des Bleus ne prête pas franchement à l’optimisme. Et comme si ça n’était pas suffisant, nos amis d’Opta en rajoutent une couche ce matin en rappelant que, hors matchs amicaux, la France a perdu trois rencontres en 2022, égalant (déjà) sont pire total sur une année civile, à égalité avec 1966, 1981, 2008 et 2010-année apocalyptique.
Tout n’est pas de leur faute non plus, on le sait. Frappés par une scoumoune inédite dans l’histoire avec la moitié de l’équipe type sur le carreau, les Bleus d’hier ne ressembleront pas à ceux du mois de novembre, quand les tauliers auront pansé leurs bobos et repris leur place dans le XI. Mais dans quel état de forme seront les Benzema, Kanté, Coman, Kimpembe ou autre frérots Hernandez d’ici là ? Si, pour KB9, dont le retour sur les terrains est imminent, cette petite pause forcée pourrait presque être perçue comme bénéfique après une saison dernière terminée sur la jante, pour les autres il faudra du temps avant de retrouver un niveau athlétique à peu près décent.
D’un point de vue tactique non plus, les choses ne sont pas jojos. S’il est toujours mieux d’arriver à une Coupe du monde avec au moins quelques certitudes de ce côté-là, à l’heure actuelle, les Bleus sont loin du compte. Après une première phase de test réussie dans son nouveau système en 3-5-2, Deschamps a rebasculé à quatre derrière en juin dernier, avant de revenir ces derniers jours sur sa formule à trois centraux. Avec le résultat qu’on connaît. Interrogé sur ce point dimanche soir, DD a expédié la question.
« Ce n’est pas une question de système, a-t-il répété comme il le fait à chaque fois que le sujet revient sur le tapis. Quand vous avez quatre corners et que ce sont quatre fois les Danois qui ont un mec seul… Vous pouvez jouer à cinq, à dix, à douze… Il y a l’animation mais aussi les ingrédients nécessaires. »

