L’Algérie a validé son billet pour la Coupe du monde 2026, mais sans la ferveur légendaire qui accompagne d’ordinaire ce genre d’exploit. À Alger, pas de klaxons, pas de drapeaux, pas de cortèges festifs. Même dans l’Hexagone, les Champs-Élysées sont restés silencieux. Alors, que s’est-il passé ? 🤔
⚽ Un groupe trop abordable pour faire vibrer le peuple
Cette fois, la qualification a manqué de frisson.
Placés dans un groupe largement à leur portée – avec la Somalie, le Mozambique, le Botswana et l’Ouganda –, les Fennecs n’ont jamais vraiment été inquiétés.
Un simple match nul face à la Somalie, 202e au classement FIFA, suffisait pour sceller la qualification.
🎙️ « Quand on a vécu un match comme celui d’Omdurman en 2009, ce n’est pas la Somalie qui va nous faire sortir dans la rue », lance un supporter rencontré à Alger après le coup de sifflet final.
Comparée à la tension historique du barrage contre l’Égypte, cette campagne qualificative a ressemblé à une formalité administrative. Résultat : l’émotion n’a pas suivi.
🏗️ Une nouvelle FAF en pleine turbulence
En coulisses, le football algérien vit une transition agitée.
La nouvelle direction de la FAF, installée récemment, doit encore convaincre.
Le limogeage de Djamel Belmadi, héros de la CAN 2019, a laissé des traces profondes dans le cœur des supporters. Son successeur, Vladimir Petković, peine pour l’instant à fédérer autour de lui.
Les polémiques internes, les changements structurels et l’incertitude sur le projet sportif ont refroidi les esprits.
Le public, lui, observe — sceptique.
💔 Moins de Grinta, moins de Magie
Sur le terrain, la sélection n’a pas retrouvé sa grinta d’antan.
Le jeu manque d’intensité, de créativité et de cette passion débordante qui faisait battre le cœur des Fennecs. Même Riyad Mahrez, figure emblématique du groupe, semble moins inspirant.
Autre signe révélateur : l’absence de célébrations dans la diaspora. D’ordinaire, les Champs-Élysées vibrent au rythme des drapeaux verts et blancs. Cette fois, rien. Silence radio.
🗣️ « On se qualifie, oui, mais sans émotion. On a perdu notre feu », regrette un supporter à Bab El Oued.
🦊 Dernier rendez-vous : finir sur une note positive
Les hommes de Vladimir Petković joueront ce mardi leur dernier match des éliminatoires face à l’Ouganda, au stade Hocine Aït Ahmed.
Sans enjeu comptable, mais avec le prestige en ligne de mire.
L’occasion de retrouver du plaisir, du jeu… et, peut-être, de réconcilier les Fennecs avec leurs fans.
🟢 En résumé
- ✅ Qualification acquise, mais sans suspense.
- ❌ Ferveur populaire absente.
- ⚖️ Nouvelle direction à la FAF, période de transition.
- 💔 Nostalgie de Belmadi et de la “grinta” perdue.
- ⚽ Dernier match face à l’Ouganda pour sauver l’honneu

