Le Ghana a frappé un grand coup dans cette Coupe du Monde 2026. Opposés à l’Angleterre, l’un des favoris du tournoi, les Black Stars ont décroché un précieux match nul (0-0) au terme d’une prestation défensive remarquable mardi à Boston.
Face à une sélection anglaise emmenée par Harry Kane et Jude Bellingham, les hommes de Carlos Queiroz ont affiché une organisation tactique exemplaire. Malgré une domination anglaise dans la possession du ballon, les Ghanéens ont fermé tous les espaces et empêché les Three Lions de développer leur jeu offensif.
La première période a été particulièrement verrouillée, au point qu’aucune des deux équipes n’est parvenue à cadrer la moindre frappe. Une statistique rare dans cette Coupe du Monde qui témoigne de la discipline collective du Ghana.
En seconde période, l’Angleterre a tenté d’accélérer en faisant entrer plusieurs éléments offensifs, mais la défense ghanéenne est restée solide. Le gardien Benjamin Asare et ses coéquipiers ont résisté jusqu’au bout, tandis que les Black Stars se sont également montrés dangereux en contre-attaque grâce notamment à Antoine Semenyo et Prince Kwabena Adu.
Les Anglais ont bien cru arracher la victoire en fin de rencontre lorsque Nico O’Reilly a trouvé la barre transversale à la 86e minute, avant que Harry Kane ne manque le cadre sur le rebond. Mais la réussite était du côté ghanéen.
Ce résultat confirme la montée en puissance des Black Stars dans le Groupe L. Après leur succès inaugural contre le Panama (1-0), les Ghanéens totalisent désormais quatre points et se retrouvent idéalement placés dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.
Avant la rencontre, Carlos Queiroz avait lancé un message fort : « Ils ont trois lions sur leur maillot, nous avons 33 millions de lions ». Une déclaration symbolique qui a trouvé un écho sur le terrain, où le Ghana a fait preuve de courage, de solidarité et de caractère face à l’une des meilleures nations du football mondial.
Avec cette performance, le Ghana envoie un signal fort à toute l’Afrique et nourrit plus que jamais l’espoir de retrouver la phase à élimination directe d’un Mondial, seize ans après l’épopée historique de 2010.

