CAN 2025 : Propos racistes présumés contre Hadj Moussa : une ligne rouge franchie

Les accusations visant un assistant de l’arbitre sénégalais Issa Sy après Algérie–Nigeria dépassent largement le cadre d’une simple controverse arbitrale. Selon des informations obtenues par ShootAfrica, confirmées par une source très proche de la FAF, l’ailier algérien de Feyenoord aurait été la cible de propos racistes dans les couloirs du stade, à l’issue de la rencontre. L’insulte « Sale Arabe » lui aurait été adressée alors que les joueurs regagnaient les vestiaires.

Si ces faits sont établis par l’enquête demandée par la Fédération algérienne de football (FAF), il s’agirait d’un acte d’une extrême gravité, indigne d’un officiel censé représenter l’éthique, le respect et l’exemplarité du football africain.

Anis Hadj Moussa n’est pas seulement un joueur international. Il est issu d’un peuple libre, héritier d’une terre marquée par des siècles de résistance et par le sacrifice de millions de martyrs tombés pour la liberté et la dignité. L’Algérie est la patrie du roi berbère Massinissa, figure historique majeure de l’Afrique du Nord, symbole de souveraineté, d’émancipation et de refus de l’asservissement. Cette histoire ne saurait être insultée par des paroles méprisantes ou racistes.

Le racisme, d’où qu’il vienne, est une ligne rouge absolue. Il est encore plus choquant lorsqu’il émane d’un officiel africain envers un autre Africain. Le football du continent s’est construit sur des luttes communes contre la domination, l’humiliation et l’injustice. Toute parole raciste constitue une trahison de cet héritage collectif.

Cette affaire intervient dans un contexte déjà explosif, marqué par des décisions arbitrales très contestées et par l’attitude jugée provocatrice d’Issa Sy, notamment son refus de serrer la main de plusieurs joueurs algériens après le coup de sifflet final. Ces comportements ont contribué à envenimer la fin de rencontre et à créer une tension extrême dans les couloirs du stade.

La FAF a officiellement saisi la CAF et la FIFA, réclamant l’ouverture d’une enquête indépendante. Les instances sont désormais face à leurs responsabilités. Si les faits sont confirmés, des sanctions lourdes et exemplaires devront être prises. Le racisme ne peut être relativisé, excusé ou traité comme un simple « dérapage ».

Un officiel reconnu coupable de tels propos n’a plus sa place dans le corps arbitral africain. Il en va de la crédibilité des compétitions, du respect des joueurs et de l’honneur du football africain tout entier.

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