À la veille du match d’ouverture de la CAN 2025 entre le Maroc et les Comores, Walid Regragui a frappé fort. En conférence de presse à Rabat, le sélectionneur des Lions de l’Atlas n’a pas seulement affiché ses ambitions sportives : il a aussi adressé un message cinglant à une partie du public marocain.
Déterminé, Regragui ne laisse planer aucun doute : le Maroc vise le sacre à domicile. « Nous arrivons pour gagner », a-t-il déclaré, rappelant les deux années de préparation et l’élan né de l’épopée du Mondial. Pour le coach, cette CAN symbolise « le nouveau Maroc », porté par de nouvelles infrastructures et une immense attente populaire.
Côté terrain, tous les regards sont tournés vers Achraf Hakimi. Le capitaine, touché à la cheville, se veut rassurant et affirme s’être « sacrifié » pour être prêt dès le premier match. Mais Regragui entretient le suspense : titulaire ou non, la décision sera prise au dernier moment afin de préserver le joueur pour la suite de la compétition. Une prudence nécessaire, d’autant que les blessures d’Igamane et d’Amrabat ont déjà obligé le staff à revoir ses plans.
Mais c’est surtout la sortie musclée de Regragui envers certains supporters qui a marqué les esprits. Refusant une ambiance tiède pour ce match inaugural, le sélectionneur a lâché une phrase lourde de sens :
« Ceux qui viennent pour les photos et les petits fours de la mi-temps, nous n’avons pas besoin de leur présence. »
Un appel clair à un public passionné, bruyant, totalement acquis à la cause des Lions de l’Atlas. Regragui réclame un stade en fusion, un véritable chaudron à la marocaine, capable de porter l’équipe vers la victoire.
À 24 heures du coup d’envoi, le ton est donné : pression maximale, ambition assumée et exigence totale, sur le terrain comme dans les tribunes. La CAN 2025 est lancée, et le Maroc n’a pas l’intention de la jouer en spectateur.

