Rudi Garcia retrouve Pape Thiaw : « Je l’ai lancé à Saint-Étienne, mais mercredi je veux le battre »

À quelques heures du seizième de finale de la Coupe du monde 2026 entre la Belgique et le Sénégal, prévu ce mercredi à Seattle (22h00), l’émotion se mêle à l’enjeu pour Rudi Garcia. Le sélectionneur des Diables Rouges s’apprête à retrouver un homme qu’il connaît depuis plus de vingt ans : Pape Thiaw, aujourd’hui à la tête des Lions de la Teranga.

Si les deux techniciens seront rivaux le temps de 90 minutes, leur histoire commune remonte à l’époque où Garcia travaillait au centre de formation de l’AS Saint-Étienne. À l’époque, il avait rapidement été séduit par les qualités du jeune attaquant sénégalais.

« Je m’occupais des jeunes et il y avait plusieurs blessés dans l’effectif. J’avais conseillé à Robert Nouzaret de regarder un jeune Sénégalais que je trouvais très fort. C’était Pape Thiaw », a raconté le technicien belge. Convaincu après l’avoir observé, Nouzaret avait rapidement intégré le joueur au groupe professionnel, lançant ainsi une carrière qui allait conduire Thiaw jusqu’en sélection sénégalaise.

Une relation de respect

Les années ont passé, mais les liens sont restés. Garcia reconnaît avoir été touché lorsque les deux hommes se sont retrouvés lors du tirage au sort de la Coupe du monde.

« Il m’a rappelé que j’avais joué un rôle dans ses débuts. Mais toute sa carrière, il ne la doit qu’à lui-même. C’était un excellent joueur, un homme remarquable, et aujourd’hui il réalise un travail exceptionnel comme sélectionneur. »

Sous la direction de Pape Thiaw, le Sénégal s’est imposé comme l’une des nations les plus solides du continent africain, poursuivant la dynamique installée ces dernières années avec notamment un sacre continental et une qualification convaincante pour la phase à élimination directe du Mondial.

Gana Gueye, un autre visage familier

Pape Thiaw n’est pas le seul Lion que Rudi Garcia connaît parfaitement. Le sélectionneur belge retrouvera également le vétéran Idrissa Gana Gueye, qu’il avait lancé dans le grand bain au LOSC.

Garcia garde un souvenir particulier du milieu sénégalais, membre de l’équipe lilloise sacrée championne de France et vainqueur de la Coupe de France en 2011.

« Gana fait partie des joueurs que j’ai fait débuter en professionnel. Nous avons vécu des moments incroyables ensemble. Avant et après le match, je lui donnerai un gros câlin. Mais pendant quatre-vingt-dix minutes, je serai son pire adversaire. »

Le respect avant tout, mais aucun cadeau

Malgré cette proximité avec plusieurs figures du football sénégalais, Rudi Garcia ne compte laisser aucune place aux sentiments une fois le coup d’envoi donné.

La Belgique, première de son groupe, bénéficie de l’avantage de ne pas avoir eu à changer de ville avant cette rencontre, contrairement au Sénégal, arrivé à Seattle seulement lundi afin de s’adapter au décalage horaire.

Le technicien belge s’attend néanmoins à une opposition particulièrement relevée face à ce qu’il considère comme « la meilleure troisième » de cette Coupe du monde.

Les retrouvailles seront chaleureuses avant la rencontre. Mais lorsque l’arbitre donnera le coup d’envoi, l’amitié laissera place à une bataille où une seule nation décrochera son billet pour les huitièmes de finale.

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