Rugby : Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud. Attention au Kolbe show en finale !

Les armes de l’Afrique du Sud, opposé à la Nouvelle-Zélande en demi-finale de Coupe du monde, ce samedi soir, ne manquent pas. A commencer par Cheslin Kolbe. L’ailier a signé une des actions les plus marquantes du quart de finale de dimanche face à la France. Une rareté, peut-être pas tout à fait licite, mais qui illustre la fulgurance de l’ailier de poche qui retrouve la pleine possession de ses moyens après une saison galère à Toulon.

Même s’il est impossible de courir 22 mètres aussi vite qu’il l’a fait sur la transformation de Thomas Ramos, Cheslin Kolbe (1,70 m, 74 kg) est un phénomène rare. Un des joueurs les plus rapides, avec le Gallois Louis Rees-Zammit. « Son petit gabarit est un trompe-l’œil, il a des qualités athlétiques hors norme, décrit Fabien Pelous, qui l’a repéré quand il était manager des U20. Il est très fort du haut du corps et a une mise en action extraordinaire. Il a un centre de gravité bas, qui l’aide dans ce rugby où il y a beaucoup de grands gabarits. »

Toulouse, comme une évidence

Pelous a beau être un ancien 2e ligne, expert des basses œuvres de devant, Kolbe lui a tout de suite tapé dans l’œil. « Il avait surtout surpris les joueurs français qui jouaient en face ce jour-là. Le match était serré quand il est entré à la 50e. Il a marqué deux essais et en a fait marquer un autre. »

Devenu directeur sportif du Stade Toulousain, Pelous fait alors venir Kolbe dans la Ville Rose. « Il jouait aux Stormers, mais pas en équipe nationale. Il était international à 7, mais je trouvais qu’il avait des atouts importants pour le XV. »

L’interaction entre ce dévoreur d’espaces et la philosophie du club fait merveille. Kolbe prend son envol. « Il a éclaté car il a aussi trouvé un support pour révéler ses qualités, ajoute Pelous. Il n’exprime pas forcément tout son potentiel avec les Springboks. Même si dans ce schéma un peu plus restrictif, il tire son épingle du jeu. Il parvient à être efficace avec peu de ballons. » En effet, en 29 sélections, Kolbe a marqué 14 essais. Durant cette Coupe du monde, il a effectué 293 mètres ballon en main, franchi à cinq reprises.

Avec sa vitesse, ses qualités d’évitement exceptionnelles, il est devenu un des meilleurs ailiers du monde, capable de finir les actions aussi bien que de créer des brèches. « Le premier défenseur a du mal à le prendre, il l’élimine sur les appuis, car il n’est pas mono feinte, est capable de percuter en rebondissant. »

Personnage réservé, guidé par sa foi et sa famille, Kolbe n’a que le terrain comme lieu d’expression. Sur cette pelouse du Stade France où il a déjà marqué deux fois durant ce Mondial et où il a soulevé deux Brennus avec Toulouse, il va de nouveau vouloir briller en finale de la Coupe du monde 2019, où il avait inscrit un essai de légende, pour brandir une deuxième fois la Coupe Webb-Ellis.

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