On l’annonçait outsider.
Hier soir, Tom Saintfiet a fait taire tout le monde.
Le technicien belge, longtemps classé parmi les “bons petits entraîneurs”, a rappelé que le football se gagne d’abord dans la tête et sur le tableau noir. Contre le Maroc de Walid Regragui, son plan a été d’une précision chirurgicale :
bloc resserré, sorties propres, transitions meurtrières, zéro panique.
Chaque mouvement semblait anticipé — comme si Saintfiet avait déjà vu le match avant qu’il ne commence.
On oublie trop souvent son parcours. Des sélections africaines aux contextes difficiles, il a accumulé expérience, respect du terrain et science tactique. Avec la Gambie, il a écrit une des plus belles histoires récentes. Avec le Mali aujourd’hui, il prouve qu’il sait construire, organiser, responsabiliser.
Hier, Regragui a découvert ce que beaucoup savaient déjà dans les coulisses :
👉 Saintfiet lit les matchs plus vite que ses adversaires.
Ses ajustements ont constamment cassé le rythme marocain, étouffé les couloirs, fermé les angles. Résultat : le Maroc a joué — mais selon les règles posées par Saintfiet.
Sous-estimé ? Oui.
Ignoré trop longtemps ? Certainement.
Mais la CAN 2025 vient de lui offrir une vitrine : un coach moderne, méthodique, qui connaît le continent africain mieux que quiconque et n’a plus rien à prouver.
Hier soir, la leçon était claire :
⭐ le football africain a déjà son nouveau sorcier blanc — il s’appelle Tom Saintfiet.

