Menée 4-0 à la pause, l’Algérie semblait sombrer dans l’un des pires naufrages de son histoire récente. Pourtant, au retour des vestiaires, trois remplaçants ont ravivé la flamme : Nabil Bentaleb, Farès Chaïbi et Yassine Benzia. Grâce à leur entrée, les Fennecs ont redonné un peu de dignité au maillot, réduisant le score à 4-3 dans une seconde période nettement plus convaincante.
🧠 Bentaleb, leader dans la réaction
Titulaire face au Rwanda quelques jours plus tôt, Nabil Bentaleb a commencé ce match sur le banc. Mais dès son entrée en seconde mi-temps, le milieu de Lille a fait parler son intelligence de jeu et sa maîtrise. Présent dans les duels, précis dans la relance, il a donné de la stabilité au cœur du jeu algérien.
C’est lui qui transforme le penalty du 3-4 en fin de rencontre avec une sérénité glaciale. Il aurait même pu égaliser dans les dernières secondes, mais son tir puissant frôle le montant suédois. Une prestation complète et un vrai message à l’encadrement.
⚡ Chaïbi, l’étincelle retrouvée
Discret ces derniers mois en club, Farès Chaïbi a montré pourquoi il reste un espoir important pour les Verts. Son entrée a immédiatement dynamisé l’aile gauche : dribbles, appels, percussions, le joueur de Francfort a semé le doute dans la défense scandinave.
Il est impliqué sur le deuxième but algérien, provoquant un déséquilibre qui permet à ses coéquipiers de capitaliser. Son engagement et sa détermination ont clairement changé la physionomie du match.
🔁 Benzia, l’intelligence au service du collectif
Longtemps éloigné de la sélection, Yassine Benzia a signé un retour remarqué. Sans marquer, il a pesé sur le jeu par sa justesse technique, son sens du placement entre les lignes et sa capacité à faire jouer les autres. C’est lui qui amorce le pressing gagnant à l’origine du deuxième but.
Sa lecture du jeu et sa capacité à créer des décalages ont permis à l’Algérie de reprendre espoir. Un profil rare et précieux qui pourrait bien retrouver une place durable dans le groupe.
💬 Conclusion : une défaite, mais une clarté nouvelle
Le score final reste une défaite (4-3), mais l’attitude et la qualité affichées par Bentaleb, Chaïbi et Benzia en seconde période ont sauvé l’honneur. Ils ont prouvé que le banc algérien regorge de ressources inexploitées et qu’il est peut-être temps de revoir certaines hiérarchies.
Avec cette réaction, les Verts rappellent qu’ils ont encore de la fierté. Et surtout que certains joueurs longtemps tenus à l’écart peuvent devenir des piliers du futur proche.

