À la CAN 2025, chaque point compte. Les deux premiers de chaque poule filent directement en huitièmes… mais une deuxième chance existe : quatre meilleures équipes classées troisièmes rejoignent aussi la phase finale. Et c’est souvent là que naissent les plus belles surprises.
➤ Comment devient-on “meilleur troisième” ?
1️⃣ Points pris en phase de groupes
C’est la base : plus tu marques de points, plus tu as de chances de passer. Fait marquant : depuis l’instauration du format à 24 équipes, aucune équipe avec 4 points n’a été éliminée.
2️⃣ Différence de buts (générale)
Si plusieurs troisièmes ont le même nombre de points, on regarde le goal-average.
3️⃣ Nombre total de buts marqués
Toujours à égalité ? On privilégie l’équipe la plus offensive.
4️⃣ Tirage au sort… en dernier recours
Si tout est encore identique, la CAF tranche… au tirage au sort (un scénario encore jamais vu).
👉 Contrairement à d’autres compétitions FIFA, le fair-play (cartons) ne compte pas.
➤ Pourquoi cette règle peut tout changer ?
Parce que la CAN est un marathon.
La preuve ? La Côte d’Ivoire en 2023 : repêchée comme meilleure troisième avec seulement 3 points, changée de coach en pleine compétition… et sacrée championne d’Afrique quelques jours plus tard.
Résultat : tant qu’il reste un match, rien n’est perdu.
➤ Classement virtuel des meilleurs troisièmes (après la fin du groupe D)
- Mozambique – 3 pts, diff. 0, 3 buts
- Soudan – 3 pts, diff. -2, 1 but
- Bénin – 3 pts, diff. -3, 1 but
- Tanzanie – 2 pts, diff. -1, 3 buts
- Angola – 2 pts, diff. -1, 2 buts
- Comores – 2 pts, diff. 0, 0 but
👉 Autrement dit : tout peut basculer lors de la dernière journée. Une victoire, un but en plus, ou au contraire un score lourd encaissé… et la hiérarchie se renverse.
➤ Prime à l’attaque !
Dans ce système, marquer compte presque autant que gagner. Les équipes savent qu’un but peut valoir un huitième de finale — et parfois un titre.
Les outsiders n’ont donc plus le droit au calcul : il faut jouer pour marquer.

