On a beau dire qu’il n’y a pas de place pour le football à Annecy, ce jeudi 6 avril est une journée à classer à part dans l’histoire de la ville, et dans celle de la Coupe de France. Oh bien sûr, Annecy, tranquille ville lacustre, ne montrera son effervescence qu’à quelques minutes de la partie qui opposera son équipe à celle de Toulouse, pour une place en finale de la compétition.
Quelques drapeaux rouge et blanc ont certes fleuri dans les rues du centre, accrochés par les salariés du FCA avant le quart de finale à Marseille , mais pas grand-chose de plus. Non, Annecy est trop occupée à travailler ou à gambader en montagne pour festoyer avant l’heure.
Un homme vivra cette rencontre intensément : il s’agit de Gérald Passi, recruteur d’Annecy et ancien joueur du Téfécé entre 1985 et 1990. Il a répondu aux questions de nos confrères de FR3 Occitanie
Quel est votre regard sur le Toulouse FC et leur saison ?
Gérald Passi : « j’ai toujours un œil sur ce que fait le Téf, notamment depuis la remontée en Ligue 1. Leur saison est bonne. Je remarque qu’il y a beaucoup plus de spectateurs, un nouvel engouement, et ça c’est bien. Dans le jeu, le Téfécé est un club du niveau moyen de la Ligue 1. Leur force, c’est leur cohérence collective. Toutes proportions gardées, je pense que l’on a un petit peu les mêmes atouts. Si on joue avec nos forces contre celles du Téf, ça peut être intéressant« .
Quelle est l’ambiance à Annecy avant cette demi-finale de Coupe de France, la première dans l’histoire du club ?
« Il y a de l’engouement, et c’est normal car on est le Petit Poucet là-dedans, on arrive de National (3e division), on essaie de faire ce que l’on peut en Ligue 2. Les supporters sont dans attente. Il faut vivre le moment à fond. Pour les joueurs c’est hyper important, et ils vont jouer à 200%. La Coupe de France, c’est fait pour ce genre de match improbable. Mais pour moi, en étant au club, le plus important reste le championnat (NDLR : Annecy est 15e de Ligue 2, à deux points de la zone de relégation) ».
La magie de la Coupe de France a opéré à plusieurs reprises pour Annecy cette saison, notamment à Marseille lors des quarts de finale. Êtes-vous confiant dans le fait qu’elle puisse encore opérer jeudi soir ?
« Bien sûr. Cette magie a opéré pour nous comme pour les dizaines d’autres clubs qui ont battu des clubs plus forts en Coupe de France. Pourquoi pas jeudi ? Il n’y a pas de raison que ça se passe pas !«

