L’histoire est parfois un excellent indicateur avant un grand rendez-vous. Et lorsqu’on se penche sur les confrontations entre la Belgique et l’Égypte, un constat s’impose : les Diables rouges n’ont jamais vraiment apprécié affronter les Pharaons.
En quatre confrontations, la Belgique ne compte qu’une seule victoire. Le bilan est même favorable à l’Égypte, avec deux succès et un match nul. Les supporters belges se souviennent encore de la gifle reçue en 2005, lorsque les Pharaons avaient humilié les Diables rouges sur le score de 5-2. Plus récemment, en 2022, quelques jours avant le début de la Coupe du monde au Qatar, l’Égypte s’était encore imposée 2-1 face à la Belgique, mettant en évidence les failles d’une équipe belge alors considérée comme l’une des meilleures d’Europe.
Cet historique n’est pas anodin. Il démontre que l’Égypte ne souffre d’aucun complexe face aux Belges. Les Pharaons savent comment les faire déjouer, comment les mettre sous pression et comment exploiter leurs faiblesses défensives.
Mais cette rencontre est avant tout celle de Mohamed Salah. À 34 ans, le capitaine égyptien dispute sans doute sa dernière grande compétition internationale. Après une saison en demi-teinte en Premier League, le roi d’Égypte a une dernière occasion d’inscrire son nom encore un peu plus dans l’histoire de son pays. Les plus grands champions se révèlent dans les grands rendez-vous, et Salah a rendez-vous avec son destin.
Cependant, réduire l’Égypte à son seul capitaine serait une erreur. Les Pharaons possèdent aujourd’hui l’une des meilleures sélections du continent africain. L’effectif a été rajeuni, le groupe est compact, discipliné et regorge de talents. À l’image du Maroc, qui a changé la perception du football africain lors du Mondial 2022, cette équipe égyptienne a les qualités pour surprendre les grandes nations.
En face, la Belgique reste un adversaire redoutable, mais elle n’est plus l’intouchable « génération dorée » d’il y a quelques années. Les Diables rouges sont en reconstruction et apparaissent plus vulnérables qu’auparavant. L’Égypte a donc une occasion historique de frapper un grand coup.
Au-delà du simple résultat, une victoire égyptienne enverrait un message fort à tout le football africain. La Côte d’Ivoire a déjà ouvert la voie en battant l’Équateur dans cette Coupe du monde. Le Maroc a montré qu’une sélection africaine pouvait rêver très grand. L’Égypte peut désormais écrire son propre chapitre et ouvrir encore davantage la porte aux nations africaines.
L’histoire est de son côté, le talent est présent et la motivation est immense. Oui, l’Égypte peut battre la Belgique. Et pour Mohamed Salah, pour les Pharaons et pour tout un continent, elle doit le faire.

