Essam Ziyech, l’étoile discrète qui a illuminé les terrains amateurs

Le football néerlandais et marocain a perdu l’une de ses figures les plus attachantes. Essam Ziyech, frère aîné de Hakim, s’est éteint à l’âge de 51 ans, après avoir courageusement lutté contre une longue maladie. Pour sa famille, ses amis, ses anciens coéquipiers et tous ceux qui l’ont vu jouer, il restera à jamais « le magicien ».

Aîné d’une fratrie de huit enfants, Essam n’était pas seulement « le frère de ». Dans les clubs du polder — à l’ASV Dronten comme au DOS Kampen — il était une légende locale. Milieu de terrain élégant, visionnaire et imprévisible, il possédait ce talent rare qui transforme un simple match dominical en moment de grâce.
Les puristes en parlent encore : techniquement, il était peut-être le plus doué de la famille Ziyech. Petit par la taille mais immense par son courage, il compensait tout par son intelligence de jeu, sa créativité et une combativité sans faille.

Contrairement à son cadet, Essam a choisi une autre voie que le professionnalisme. Fanatique de football, il aimait aussi la vie — ses moments simples, ses rires, ses rencontres. Pour lui, le ballon n’était pas une contrainte : c’était une passion, une liberté, un plaisir partagé. Cette authenticité a forgé sa légende dans les vestiaires et sur les pelouses amateurs.

En 2002, il fut l’un des artisans majeurs de la montée historique de l’ASV Dronten en Hoofdklasse, alors plus haut niveau amateur. Ses coéquipiers se souviennent d’un leader naturel : généreux, toujours prêt à encourager les plus jeunes, capable de renverser un match par un geste inspiré — ou simplement par un sourire.

Sa disparition laisse un vide immense. Sur les réseaux sociaux, Hakim Ziyech a rendu un hommage sobre et bouleversant :

« Nous appartenons à Allah et vers Lui nous retournerons. »

Ces mots résument la dignité d’une famille qui a toujours affronté la vie avec courage et humilité.

Essam Ziyech part sans tapage, comme il a vécu. Mais son héritage demeure : la preuve que le talent ne se mesure pas seulement aux trophées, aux contrats ou aux projecteurs. Il se mesure au respect qu’on laisse derrière soi, aux souvenirs qu’on grave dans le cœur des autres.

Aujourd’hui, supporters, amis et proches saluent un artiste du football, un grand frère protecteur, un homme simple et lumineux.
Et sur les terrains où il a tant brillé, chaque ballon qui roulera rappellera qu’un magicien est passé par là.

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