Mon père, cet éternel amoureux de la JSK et des Verts

Demain, mon père aurait eu 81 ans.
La maladie l’a emporté il y a quinze mois, mais son souvenir continue de vivre à travers chaque match, chaque discussion de football, chaque moment de joie partagé autour d’un ballon.

Mon père n’était pas qu’un supporter : il était une mémoire vivante du football.
Ancien joueur, passionné et incollable, il connaissait l’histoire des clubs, des joueurs et des grandes compétitions. La JSK et l’équipe d’Algérie occupaient une place sacrée dans son cœur. Dans sa jeunesse, il vibrait aussi pour l’Entente de Sétif. Il admirait l’Ajax de Cruyff et parlait souvent de légendes comme Rachid Makhloufi et Lakhdar Belloumi.

Quand la maison devenait un stade

Dans les années 60, nous faisions partie des premières familles du village à posséder une télévision.
Les soirs de Coupe du monde, les matchs de la JSK ou des Verts, tout le village se rassemblait chez nous. La maison se transformait en véritable stade : cris, rires, débats… Les jours de match étaient une fête.

Une passion nourrie par la lecture

Grand lecteur, il dévorait France Football et Onze Mondial.
Notre collection était impressionnante — presque un musée familial du football. À travers ces pages, il m’a transmis le respect du jeu, des joueurs et de l’histoire.

En 2019, il avait prédit, avec calme, que les hommes de Belmadi iraient au bout.
Encore une fois, il avait vu juste.

Un héritage qui continue de battre

Aujourd’hui, quinze mois après son départ, son absence se fait sentir — mais son héritage demeure.
Chaque match ravive un souvenir. Chaque chant de supporters me rappelle sa voix.

Demain, en pensant à ses 81 ans, je célébrerai surtout l’homme passionné, généreux et rassembleur qu’il était — et le père aimant qui m’a transmis cette flamme.

Tant qu’un ballon roulera, une part de lui vivra encore.

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