La boxeuse algérienne Imane Khelif, sacrée championne olympique chez les mi-moyens (-66 kg) aux Jeux Olympiques de Paris 2024, traverse une nouvelle tempête. Malgré les attaques répétées de l’IBA (Fédération internationale de boxe), le Comité international olympique (CIO) vient de confirmer qu’aucune décision rétrospective ne sera prise : Khelif gardera bien sa médaille d’or.
Mais au-delà de cette bonne nouvelle, des incertitudes planent désormais sur son avenir sportif, notamment après des résultats médicaux qui soulèvent de nouvelles polémiques.
L’IBA persiste à contester l’éligibilité d’Imane Khelif
Non reconnue par le CIO depuis 2019, l’IBA continue pourtant de réclamer la destitution d’Imane Khelif, en avançant que la boxeuse algérienne ne serait pas éligible pour concourir dans la catégorie féminine. Ces accusations reposent sur des examens biologiques récents qui montreraient, selon l’IBA, que la championne présenterait des « caractéristiques typiques d’un homme ».
Ce n’est pas la première fois que l’IBA cible Khelif : déjà en mars 2023, la fédération lui avait interdit de disputer la finale des Championnats du monde à New Delhi, quelques heures seulement avant le combat, provoquant un tollé dans le monde de la boxe.
Un soutien maintenu du CIO, mais des doutes pour l’avenir
Vendredi dernier, Kirsty Coventry, nouvelle présidente du CIO et ex-championne olympique de natation, a réaffirmé que « le CIO ne prendra pas de décisions rétrospectives ». Concrètement, Imane Khelif restera officiellement championne olympique et gardera son titre historique décroché à Paris 2024.
Toutefois, Coventry a aussi exprimé sa volonté de « protéger les femmes dans le sport », laissant entendre qu’une réflexion plus large pourrait s’ouvrir sur les critères d’éligibilité, notamment avant les JO de Los Angeles 2028.
Vers un avenir incertain pour la championne algérienne
Si Khelif conserve aujourd’hui sa médaille d’or, l’avenir de la boxeuse algérienne semble incertain. Les dernières données médicales, utilisées par l’IBA, pourraient la priver de participation aux grandes compétitions à venir, surtout si le CIO ou d’autres fédérations décident d’adopter des règles plus strictes en matière d’identité de genre et de critères biologiques.
Malgré tout, Imane Khelif reste à ce jour la première boxeuse algérienne et arabe sacrée championne olympique, un exploit qui continue d’inspirer de nombreuses jeunes athlètes.

