Victime d’une campagne d’harcèlements sans précédent sur les réseaux sociaux, la Boxeuse Algérienne, Imane Khelif est accusée d’être un homme. Cet acharnement médiatique s’est accéléré après sa victoire expéditive sur l’Italienne, Angela Carini qui a abondonné au bout de 46 secondes suite à une droite fulgurante de la native de Tiaret.
Face à la polémique qui enfle autour d’Imane Khelif, le comité international olympique (CIO) a renouvelé vendredi son soutien à la boxeuse algérienne face aux attaques visant à remettre en cause sa légitimité dans la compétition féminine. Mais quelle est l’origine de ces accusations ?
La polémique autour d’Imane Khelif ne faiblit pas. Le comité international olympique (CIO) a maintenu, vendredi 2 août, sa position en faveur de la participation de la boxeuse algérienne aux JO de Paris 2024, face aux nombreuses contestations. Elle est « née femme, enregistrée comme femme, vit sa vie en tant que femme, boxe en tant que femme », a expliqué le porte-parole du CIO Mark Adams. « Ce n’est pas un cas transgenre », a-t-il ajouté au cours de la conférence de presse quotidienne du CIO.
La veille, la victoire éclair de la boxeuse par abandon de son adversaire italienne Angela Carini a relancé la controverse sur son genre, la première ministre italienne Giorgia Meloni estimant que le combat « n’était pas sur un pied d’égalité ». Depuis, elle ne cesse d’être alimentée. « Seules les concurrentes présentant des caractéristiques biologiques exclusivement féminines » doivent être « autorisées à concourir dans la catégorie femme », a déclaré dans un communiqué le comité olympique hongrois.
Aujourd’hui, Imane Khelif doit affronter la Hongroise Anna Luca Hamori dans un match qui attirera tous les regards. Cette dernière a partagé sur son compte Instagram une publication insultante à l’encontre de la boxeuse algérienne, envenimant davantage le climat autour de ce combat.
Des accusations infondées
L’IBA, qui entretient des relations exécrables avec le CIO, a réfuté que son test consistait en une analyse du taux de testostérone mais n’en a pas précisé la nature. Interrogé sur le fait de savoir si Imane Khelif et Lin Yu-ting avaient été testées sur la testostérone avant la compétition des JO, Mark Adams a répondu « Non (…) Il y a beaucoup de femmes avec des taux plus élevés de testostérone que des hommes », a-t-il ajouté.
La rumeur, qui a gonflé ces dernières heures, trouverait son origine dans une déclaration du président russe de l’IBA, Umar Kremlev, à l’agence de presse Tass, en mars 2023. Selon lui, “des tests ADN ont révélé qu’[elles] tentaient de tromper leurs collègues en se faisant passer pour des femmes, comme l’attestent leurs chromosomes XY”. Or, aucune autre source fiable n’a confirmé ces allégations.
Selon Numerama, une piste plus sérieuse pourrait expliquer l’androgynie d’Imane Khelif : le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Cette maladie hormonale, touchant 8 à 13 % des femmes d’après l’OMS, entraîne souvent une production excessive de testostérone.
Si tel est le cas pour la boxeuse, ses performances pourraient être liées à des prédispositions génétiques liées à cette maladie. Cela soulève une question cruciale : peut-on exclure une athlète des compétitions féminines en raison d’un taux de testostérone naturellement élevé lié à une condition médicale ?
De notre part, nous dénonçons le silence de la majorité des organisations Féministes qui font la sourde oreille concernant la boxeuse Algérienne et apportons notre modeste soutien à une fille et ce malgré tout ce vacarme garde les yeux rivés vers une consécration Olympique au grès de tous les imbéciles de la planète. Force à toi, Iman

