Ils dominent le foot anglais depuis plusieurs saisons. Toujours en lutte pour le titre, Citizens et Reds sont actuellement séparés d’un petit point avant le choc de ce dimanche (17h30). Un derby qui, sauf grande surprise, devrait se dérouler dans des conditions apaisées. Parce que les deux ont beau être rivaux, ils arrivent à cohabiter. Leur ennemi est commun : Les Mancuniens
A quelques encablures de leur deuxième duel de la saison (qui en comptera au minimum trois avec la demie de la Cup samedi prochain), l’atmosphère est calme, sereine, détendue. Comme toujours. Parce que si Manchester City – Liverpool est devenu le véritable choc du royaume, qu’il a ringardisé un Manchester United – Arsenal qui faisait le sel de la PL durant de longues années, il reste circonscrit au terrain et au sportif. La rivalité existe. Sucrée, celle-là. Et non pimentée, même si quand ce n’est pas l’un qui gagne, c’est l’autre. Pourquoi ?
City et Liverpool sont tellement focalisés sur United…
La première raison est simple. On a généralement affaire à vingt-deux gars propres sur eux et bien élevés et deux managers, Pep Guardiola et Jürgen Klopp, différents mais respectueux du travail de l’autre. Les conférences de
presse de vendredi l’ont une nouvelle fois confirmé. Klopp a ouvert le bal des compliments : « Je pense que Nadal et Federer ont apprécié la rivalité qu’ils ont entretenue. C’est comme ça dans le sport. Je ne dirais pas que je suis reconnaissant que City soit aussi bon, mais cela n’a pas nui à notre développement. Pep est le meilleur entraîneur du monde et nous sommes tous d’accord là-dessus. Si quelqu’un doute encore de lui… »Réponse du Catalan quelques minutes plus tard : « Ces deux équipes sont les deux meilleures au cours des cinq dernières années. J’ai dit à plusieurs reprises ce que je pensais de Liverpool, à quel point ils sont admirables. Jürgen est en tant que manager le plus grand rival que j’ai eu dans ma carrière et je pense que ce que les deux équipes proposent, la façon dont elles jouent, est bon pour le football. »
« Il n’y a pas de vice entre les deux équipes, confirme Philippe Auclair, notre œil du football anglais. Liverpool et Manchester City ne sont pas des équipes méchantes. City a un côté parfois cynique, mais il existe presque un respect mutuel entre les deux. » Pas de Roy Keane ou de Patrick Vieira pour grimper dans les tours. Pas de Wenger ou de Ferguson sur les bancs pour le regard noir ou le rouge aux joues.

