Rayan Cherki convoqué par Deschamps : « Et si on cessait d’attendre ceux qui nous ignorent ? »

Le football africain souffre. Pas d’un manque de talent. Pas d’un manque d’ambition. Mais d’un manque de respect. Celui qu’on lui refuse trop souvent, même de la part de ses propres enfants. L’exemple le plus frappant du jour ? Rayan Cherki. Convoqué par Didier Deschamps pour l’équipe de France, après avoir fait circuler qu’en cas de non-sélection, il opterait pour l’Algérie. Une menace à peine déguisée, un chantage silencieux mais cruel.

Et dans cette histoire, comme tant d’autres avant lui, l’Algérie devient le lot de consolation. Le recours de secours. Le second souffle pour carrières en suspens. Nous ne pouvons plus, nous ne devons plus accepter d’être le joker des Bleus.

Car l’Algérie, et plus largement l’Afrique, ne sont pas des options de secours. Elles sont des patries, des identités, des histoires. Elles méritent des engagements de cœur, pas des décisions opportunistes. Et pourtant, malgré tout, nos sélections continuent de tendre la main à ceux qui les ignorent, qui les méprisent parfois, tant qu’un rêve européen est encore possible.

Il est temps de dire stop.

Belmadi, le bâtisseur de convictions

Ce mépris silencieux contraste avec l’effort gigantesque consenti par certains. À commencer par Djamel Belmadi, qui n’a jamais compté ses heures pour redonner à la sélection algérienne son prestige et sa dignité. Il a bataillé pendant des années, avec patience, pédagogie et conviction, pour convaincre des binationaux comme Houssem Aouar, Amine Gouiri ou encore Rayan Aït-Nouri de rejoindre les Verts.

Ce travail, c’est celui de l’ombre. Des discussions humaines. Des rencontres profondes. Des explications sur un projet, une fierté, une nation. Belmadi n’a jamais quémandé. Il a tendu la main avec honneur. Et lorsque ces joueurs ont dit oui, c’était pour de bon, avec respect et fierté. Pas avec calcul.

Mais faut-il que l’Algérie attende indéfiniment les états d’âme des Franco-Algériens ? Faut-il que l’Afrique se contente du reste, du tardif, de l’hésitant ? Non.

L’Afrique sait former. L’Afrique sait gagner.

Le cas égyptien est l’un des meilleurs exemples. Les Pharaons ont bâti leur histoire avec leurs enfants du pays. Mohamed Salah, Trezeguet, Elneny : formés en Égypte, attachés à l’Égypte, fiers de l’Égypte. Pas de jeu d’attente. Pas de danse entre deux hymnes. Juste une conviction. Un destin assumé.

C’est vers cela que l’Algérie doit tendre. Investir dans ses académies. Mener une politique forte de détection nationale. Donner confiance à nos jeunes locaux, à ceux qui grandissent dans les rues d’Oran, de Sétif, de Tizi Ouzou, de Tamanrasset. L’Afrique n’a pas besoin de mendier. Elle peut se suffire à elle-même.

Alors oui, Rayan Cherki a choisi la France. Libre à lui. Mais que ce soit un choix définitif. Qu’il ne revienne pas quand les Bleus se détourneront. Qu’il ne cherche pas la chaleur de la Casbah quand la glace de Clairefontaine le rejettera.

L’Algérie mérite mieux. L’Afrique mérite mieux.
Nous ne sommes pas une roue de secours. Nous sommes une nation.

2 réflexions sur “Rayan Cherki convoqué par Deschamps : « Et si on cessait d’attendre ceux qui nous ignorent ? »”

  1. je suis Français mes grands parents ne sont pas nés Français , je ne comprends pas votre réaction souvent elle est incompréhensible non seulement les joueurs accusés sont nés en France ont été éduqués en France et formés footballistiquement en France le lien avec le pays d’origine de leurs parents est faible en fait vous devriez vous poser la question suivante pourquoi alors que l’Algérie est un pays riche par ses ressources naturelles a une population tellement pauvre qu’elle recherche des visas pour quitter son pays alors que le gouvernement et la presse officielle de ce pays crache quotidiennement contre la France je vous remercie de votre réponse Jean Gabriel

  2. il y a + d’Algerien en Algérie qu’en France. Mais les meilleurs joueurs ont était formé en France . Sans la France vous serez encore entrain de faire des combats de mouton 🐑

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