Non convoqué par le sélectionneur algérien pour le prochain rassemblement, le jeune attaquant Rayan Kolli voit son entourage exprimer une certaine amertume. Son père, à travers un message Facebook, laisse planer le doute sur l’avenir international du joueur, malgré son attachement affiché à l’Algérie.
🟡 Kolli pas convoqué, son père sort du silence
Jeudi, la nouvelle liste de Vladimir Petkovic est tombée. Parmi les absents, le nom de Rayan Kolli, attaquant de Queens Park Rangers (Championship), a surpris plus d’un observateur. Et surtout son entourage.
Son père s’est fendu d’un message aussi sobre que piquant sur Facebook :
« Nous respectons la décision du sélectionneur. Rayan est encore jeune, il prendra le temps de réfléchir à son avenir international. »
Des mots soigneusement choisis, mais qui résonnent comme une mise en garde claire. Après une saison encourageante avec QPR (20 matchs, 4 buts, 9 titularisations), l’absence du joueur chez les A interroge. D’autant plus qu’il a toujours porté haut les couleurs de l’Algérie avec les jeunes.
🧩 Le syndrome Cherki en filigrane ?
Derrière cette réaction se cache un mal plus profond : la gestion délicate des binationaux dans le football algérien. Le cas Kolli rappelle celui de Rayan Cherki, qui avait longtemps laissé entendre une ouverture vers l’Algérie… avant d’opter pour l’équipe de France A.
Nombre d’observateurs estiment que Cherki a profité de l’intérêt algérien pour mettre la pression sur la FFF. À l’inverse, Kolli, lui, n’a jamais joué un double jeu : engagé très tôt avec les Verts U20, il n’a jamais masqué son amour du pays.
La question se pose donc : comment valoriser ceux qui choisissent l’Algérie sans attendre, au lieu de courir après ceux qui hésitent ou jouent la montre ?
🧭 Algérie : ne pas rater le coche
Dans un football mondialisé où les talents binationaux sont courtisés, la Fédé doit faire preuve de stratégie. Envoyer des signaux clairs, reconnaître le mérite, et anticiper les dossiers chauds devient vital.
L’absence de Kolli n’est peut-être qu’un choix sportif, mais dans un contexte sensible, elle peut laisser des traces. Son père n’a pas parlé de renoncement, mais l’avertissement est limpide :
« Si l’Algérie ne valorise pas ses fidèles, d’autres nations le feront. »
⚖️ En conclusion
Rayan Kolli n’a que 19 ans, mais la question de son avenir international se pose déjà. L’Algérie ne peut plus se permettre de voir s’échapper des talents qu’elle a formés ou inspirés dès le plus jeune âge.
Le message du père de Kolli n’est pas une rupture, mais un coup de semonce. Reste à savoir s’il sera entendu à temps.

